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Le syndrome de Gilles de la Tourette (SGT) est un trouble neurodéveloppemental qui se définit d’abord par la présence de multiples tics moteurs (qui résultent en un ou des mouvements) et un ou plusieurs tics sonores (qui font du bruit, comme des verbalisations). Plusieurs mythes circulent au sujet de cette condition qui toucherait environ 1% des enfants.

Mythe #1 : Le mythe le plus connu entourant le SGT est que ceux qui en sont porteurs disent des grossièretés.

Bien qu’une petite proportion des individus puisse développer des tics qui prendront la forme d’énoncés ou de mots vulgaires (coprolalie), ce comportement est loin de représenter la majorité des personnes aux prises avec un SGT. Un tic, c’est un mouvement ou un son involontaire, bref, qui survient soudainement, souvent sans qu’il puisse être directement mis en lien avec la situation vécue.

Par exemple, les tics moteurs les plus courants se manifestent entre autres par des :

  • Clignements de paupières;

  • Froncements de sourcils;

  • Grimaces du visage;

  • Plissements du nez;

  • Mouvements du cou;

  • Des tics plus complexes sollicitant plusieurs groupes musculaires, tels que les claquements de doigts ou le fait de toucher des objets, existent également.

Quant aux tics sonores, ils prennent plusieurs formes, tels que des :

  • Reniflements;
  • Râclements de gorge;
  • Toussotements;
  • Claquements de langue;
  • Cris d’animaux;
  • Répétition d’énoncés, etc.

Mythe #2 : Un second mythe est que les tics peuvent être corrigés si on demande au jeune de les cesser.

Bien que les tics puissent être momentanément retenus, ceci demande beaucoup d’efforts, de concentration et d’énergie et engendre souvent un inconfort. Il ne s’agit pas de comportements volontaires, mais bien le résultat d’une défaillance du système nerveux, qui résulte en des signaux moteurs/sonores indésirables qui peuvent provoquer une sensation de tension/émission de pensées lorsqu’ils sont retenus. Des solutions (ex. : thérapie cognitivo-comportementale et/ou traitement pharmacologique) peuvent être proposées par les professionnels de la santé pour aider à soulager les tics lorsqu’ils sont accompagnés d’un impact important pour le jeune, comme de la douleur et/ou encore une gêne sociale marquée.

Mythe #3 : Le SGT, ça se résume à des tics.

Les tics sont au cœur de la problématique du SGT. Par contre, le SGT est fréquemment accompagné d’autres troubles ou difficultés qui lui sont associées. En effet, le SGT peut être envisagé comme faisant partie d’un spectre de plusieurs manifestations d’une condition neurologique sous-jacente. Il peut aussi être en relation avec d’autres conditions neurodéveloppementales ou de santé mentale. Parmi les difficultés fréquemment rencontrées chez les enfants et adolescents aux prises avec un SGT, il y a :

  • Déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH);
  • Présence d’anxiété ou d’un trouble anxieux;
  • Présence d’obsessions/compulsions (TOC) ou de traits associés;
  • Comportements d’opposition/provocation (TOP);
  • Difficultés de régulation émotionnelle et des crises de colères explosives;
  • Troubles des apprentissages;
  • Problèmes de sommeil, etc.

Les troubles concomitants viennent parfois exacerber la fréquence et l’intensité de certains tics, et dans certains cas, ils sont davantage à l’origine des dysfonctionnements de l’enfant ou de l’adolescent que les tics eux-mêmes, d’où la nécessité de bien les dépister.

L’âge moyen d’apparition des tics serait autour de six à sept ans avec une exacerbation des symptômes vers l’âge de onze ans, et, dans plusieurs cas, on remarque une diminution au cours de l’adolescence. Plusieurs adultes verront une accalmie ou une disparition des tics comme tel. Chez les enfants, le motif de consultation de départ est souvent associé aux pertes de contrôle de la colère résultant en des crises explosives. À cet effet, la présence d’un TDAH et/ou d’un TOC vient augmenter la probabilité que ces crises explosives se manifestent et entraînent des dysfonctionnements d’autant plus importants au plan scolaire et social.

En résumé, le SGT apparaît rarement de façon isolée chez les enfants et les adolescents, et plusieurs d’entre-eux seront aux prises avec des difficultés en lien avec l’impulsivité et la rigidité cognitive ce qui compliquent la présentation des symptômes et la compréhension de la nature du dysfonctionnement du SGT. Il faut donc s’assurer que ces jeunes reçoivent les interventions appropriées à la présentation souvent mixte qu’est le SGT.

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